Louis Le Duff

Louis Le Duff



Un véritable métier
autour de la «pâte»
Pâte à Pain, pâte à Brioche,
pâte à Viennoiserie,
pâte à Pizza…

Louis Le Duff - créateur du Groupe Le Duff

De la fourche à la fourchette
En novembre 2011, BFM Business décerne l’Award du «Prix de l’entrepreneur de l’année» à Louis Le Duff, créateur de l’enseigne Brioche Dorée et du Groupe Le Duff. Il se trouve aujourd’hui à la tête d’une entreprise de restauration de 1120 établissements (La Brioche Dorée, Pizza Del Arte, La Madeleine, Le Fournil de Pierre, Bruegger’s, La Madeleine) et de cinq usines Bridor, emploie plus de 14100 personnes dans le monde et approche cette année les 1.2 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Rien, pourtant, ne prédestinait cet enfant du Nord-Finistère à figurer au palmarès des success stories de l’économie française.
Louis Le Duff est typiquement un fils du Léon, ce terroir situé au nord de Brest dont vient également la famille Leclerc qui a marqué de son empreinte la distribution en France.

Son père Vincent Le Duff et sa mère Soizic Kersauson, maraîchers et négociants en légumes se sont engagés rapidement sur la voie ouverte par Alexis Gourvennec, le champion de la modernisation de l’agriculture bretonne des années 1960. Ils auraient bien voulu faire de leur fils un «paysan» mais, comme ce dernier l’avoue volontiers, il n’a jamais aimé les travaux des champs. Ce qui le passionne dans l’affaire familiale, c’est le négoce. «Je suis né, commente-t-il, dans une famille où le goût du travail et le sens de l’entreprise faisaient partie intégrante de l’éducation, un milieu où le désir de se mettre à son compte vous vient en naissant.
  J’ai suivi la voie de mes parents que j’aimais et que j’admirais. C’est ainsi que je me suis pris de passion pour le commerce dès mon jeune âge.»

A l’âge de quinze ans, à la demande de ses parents, Louis vient travailler dans leur petite entreprise maraîchère. Bien vite, il fait ses premières armes de négociant. Son père l’envoie seul au marché des primeurs de Plouescat, où il se frotte à des vieux de la vieille. Vendre aujourd’hui au cours du marché ou attendre le lendemain pour obtenir un meilleur prix, au risque de se retrouver avec un stock de légumes périssables et invendables… De quoi donner des cauchemars à un apprenti maraîcher de quinze ans.

À l’un de ses amis qui s’en étonne, Vincent Le Duff rétorque : «Je sais bien que mon fils va se faire avoir ; mais je sais aussi que c’est le meilleur investissement que je puisse faire. C’est à son âge que l’on fabrique les bons commerçants.»

Au bout de 2 ans, Louis reprend ses études, chez les frères, au lycée de la Croix Rouge de
Brest, puis intègre l’École Supérieure de Commerce d’Angers (ESSCA). Le commerce le suit. Durant ses études à Angers, on le retrouve vendeur de caravanes. Ses affaires marchent si bien qu’il embauche deux étudiants pour le seconder.